LES MASQUES TOMBENT ENFIN !
Les cloharsiens et les élus de l'opposition ont appris avec une certaine surprise que la station d'épuration dont notre commune a cruellement besoin serait construite au lieu dit "Le Grazellou" à Kerzellec, juste derrière la ferme peinte par Meyer de Haan et Gauguin et en plein milieu d'une zone culturelle emblématique!
Ceci étant, les citoyens cloharsiens peuvent légitimement se poser un certain nombre de questions.
Ils peuvent tout d'abord se poser la question sur la transparence de la démarche suivie qui paraît peu démocratique.
Les travaux de recherche de site ont été menés par une commission comprenant des représentants de diverses associations cloharsiennes s'intéressant à l'environnement. Ces associations se sont montrées de farouches adversaires du projet du Rostel. Les élus de l'opposition ont été systématiquement écartés de cette commission au motif qu'il fallait éviter toute idée préconçue et tout à-priori. Cet argument aurait été recevable, à la rigueur, si cette règle avait été scrupuleusement respectée. Or il s'avère que les deux piliers de cette commission qui ont présenté le projet aux riverains comme s'il était leur œuvre sont deux hommes qui appartiennent à des associations anti-Rostel. Où donc est l'équité ? Et à quoi servent les conseillers élus démocratiquement et en particulier ceux de l'opposition qui représentent 62% de la population ? Il nous semble que le "Conseil des Sages" (qui aurait pu être activé à cette occasion) aurait été mieux à même d'étudier cette question avec l'impartialité et la compétence requises. Certains esprits malintentionnés pourraient voir dans la méthode employée une étrange similitude avec les méthodes très à la mode dans les pays totalitaires.
Ils peuvent ensuite se poser la question du choix de ce site.
Certes le site présente un certain nombre d'avantages techniques. Lors des travaux de recherche de sites potentiels menée par la municipalité conduite par Monsieur Raoul, le "Grazellou" figurait parmi les lieux d'implantation possibles. Il avait cependant été vite éliminé en raison de son impact sur l'environnement et des conséquences d'une implantation au cœur d'une zone éminemment touristique. Toutes les parties concernées, y compris le bureau d'étude, avaient alors déconseillé ce choix. L'opposition de l'époque ne l'avait d'ailleurs même pas suggéré tant l'idée paraissait farfelue et totalement incongrue.
Ils peuvent enfin se poser la question sur le brusque changement d'attitude des prétendus écologistes grands pourfendeurs des atteintes à la virginité des paysages naturels.
Le principal argument avancé pour s'opposer au site du Rostel était son soi-disant caractère de site exceptionnel. Ce dernier n'a cependant rien d'exceptionnel dans une commune comme la nôtre. Il est loin, très loin, de présenter les mêmes qualités environnementales, touristiques, culturelles et urbanistiques que celui du Grazellou. Et voilà maintenant que ceux-là même qui s'opposaient pour des raisons écologiques au site du Rostel ne trouvent rien à redire à l'installation d'une station d'épuration dans un lieu emblématique de Clohars qui sera, qu'on le veuille ou non, très largement défiguré.
Les masques sont enfin tombés et la preuve est faite que l'opposition au site du Rostel n'était qu'une opposition très largement politicienne ayant pour seul but de contrer l'équipe municipale en place.
Les anti-Rostel ont fait jouer une interprétation restrictive de la loi "littoral" par le juge administratif pour retarder les travaux. Cette argumentation perd toute sa valeur lorsque l'on sait que dans nombre de communes du Finistère des stations d'épuration ont été construites récemment en bordure de la côte. Mais dans les communes où cela s'est passé le souci du Bien Commun a prévalu et il n'y a pas eu de recours devant le Tribunal Administratif. Tout le monde y a trouvé son compte et en premier lieu l'environnement.
Il faut bien prendre conscience que l'opposition à la construction de la station au Rostel a coûté fort cher au contribuable Cloharsien et cela semble vouloir s'aggraver. Le maire qui s'était engagé à réaliser la station sans frais supplémentaires a déjà annoncé un premier dépassement de un million d'euros! Le nouveau site va entraîner de lourdes dépenses. Il va bien falloir refaire les études d'impact, dessiner de nouveaux plans et à notre connaissance les architectes ne travaillent pas encore gratuitement, acheter les terrains dans une zone où le prix du mètre carré risque d'être notablement plus élevé qu'au Rostel, etc…
Le bon sens voudrait que l'on revienne au Rostel : les études sont faites et il sera bien moins cher de les rafraîchir, les terrains appartiennent désormais à la commune et surtout les choses peuvent aller très vite.
"Clohars, Hisser Haut"
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires