Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /Juil /2009 11:21



LES MASQUES TOMBENT ENFIN !


Les cloharsiens et les élus de l'opposition ont appris avec une certaine surprise que la station d'épuration dont notre commune a cruellement besoin serait construite au lieu dit "Le Grazellou" à Kerzellec, juste derrière la ferme peinte par Meyer de Haan et Gauguin et en plein milieu d'une zone culturelle emblématique!


Ceci étant, les citoyens cloharsiens peuvent légitimement se poser un certain nombre de questions.


Ils peuvent tout d'abord se poser la question sur la transparence de la démarche suivie  qui paraît peu démocratique.

Les travaux de recherche de site ont été menés par une commission comprenant des représentants de diverses associations cloharsiennes s'intéressant à l'environnement. Ces associations  se sont montrées de farouches adversaires du projet du Rostel.  Les élus de l'opposition ont été systématiquement écartés de cette commission au motif qu'il fallait éviter toute idée préconçue et tout à-priori. Cet argument aurait été recevable, à la rigueur, si cette règle avait été scrupuleusement respectée. Or il s'avère que les deux piliers de cette commission qui ont présenté le projet aux riverains comme s'il était leur œuvre sont deux hommes qui appartiennent à des associations anti-Rostel. Où donc est l'équité ? Et à quoi servent les conseillers élus démocratiquement et en particulier ceux de l'opposition qui représentent 62% de la population ? Il nous semble que le "Conseil des Sages" (qui aurait pu être activé à cette occasion) aurait été mieux à même d'étudier cette question avec l'impartialité et la compétence requises. Certains esprits malintentionnés pourraient voir dans la méthode employée  une étrange similitude avec les méthodes très à la mode dans les pays totalitaires.


Ils peuvent ensuite se poser la question du choix de ce site.

Certes le site présente un certain nombre d'avantages techniques. Lors des travaux de recherche de sites potentiels menée par la municipalité conduite par Monsieur Raoul, le "Grazellou" figurait parmi les lieux d'implantation possibles. Il avait cependant été vite éliminé en raison de son impact sur l'environnement et des conséquences d'une implantation au cœur d'une zone éminemment touristique. Toutes les parties concernées, y compris le bureau d'étude, avaient alors déconseillé ce choix. L'opposition de l'époque ne l'avait d'ailleurs même pas suggéré tant l'idée paraissait farfelue et totalement incongrue.


Ils peuvent enfin se poser la question sur le brusque changement d'attitude des prétendus écologistes grands pourfendeurs des atteintes à la virginité des paysages naturels.

Le principal argument avancé pour s'opposer au site du Rostel était son soi-disant caractère de site exceptionnel. Ce dernier n'a cependant rien d'exceptionnel dans une commune comme la nôtre. Il est loin, très loin, de présenter les mêmes qualités environnementales, touristiques, culturelles et urbanistiques que celui du Grazellou. Et voilà maintenant que ceux-là même qui s'opposaient pour des raisons écologiques au site du Rostel ne trouvent rien à redire à l'installation d'une station d'épuration dans un lieu emblématique de Clohars qui sera, qu'on le veuille ou non, très largement défiguré.


Les masques sont enfin tombés et la preuve est faite que l'opposition au site du Rostel n'était qu'une opposition très largement politicienne  ayant pour seul but de contrer l'équipe municipale en place.


Les anti-Rostel ont fait jouer une interprétation restrictive de la loi "littoral" par le juge administratif  pour retarder les travaux. Cette argumentation perd toute sa valeur lorsque l'on sait que dans nombre de communes du Finistère des stations d'épuration ont été construites récemment en bordure de la côte. Mais  dans les communes où cela s'est passé le souci du Bien Commun a prévalu et il n'y a pas eu de recours devant le Tribunal Administratif. Tout le monde y a trouvé son compte et en premier lieu l'environnement.


Il faut bien prendre conscience que l'opposition à la construction de la station au Rostel a coûté fort cher au contribuable Cloharsien et cela semble vouloir s'aggraver. Le maire qui s'était engagé à réaliser la station sans frais supplémentaires a déjà annoncé un premier dépassement de un million d'euros! Le nouveau site va entraîner de lourdes dépenses. Il va bien falloir refaire les études d'impact, dessiner de nouveaux plans et à notre connaissance les architectes ne travaillent pas encore gratuitement, acheter les terrains dans une zone où le prix du mètre carré risque d'être notablement plus élevé qu'au Rostel, etc…


Le bon sens voudrait que l'on revienne au Rostel : les études sont faites et il sera bien moins cher de les rafraîchir, les terrains appartiennent désormais à la commune et surtout les choses peuvent aller très vite.


"Clohars, Hisser Haut"


Par Clohars, Hisser Haut - Publié dans : Station d'épuration
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Lors de la réunion de quartier du Pouldu hier, René Le Floch lui même a convenu que la construction à Rostel était maintenant impossible à cause de la loi littoral et de la jurisprudence.

Pourquoi donc revenir à cette idée de Rostel ?
Commentaire n°1 posté par Petitmaje le 23/07/2009 à 08h41
Je n'ai pas entendu la même chose que vous!J'ai entendu qu'avec le jugement de Combrit, un revirement de jurisprudence serait favorable au Rostel. De plus,Mr Le Floch a fait un historique de "la saga du Rostel" qui montre bien que le travail pour aboutir au site du Rostel était bien plus honnête que le travail pour aboutir au site de Kersellec. Mais au-delà de cette polémique, personnellement, choisir un site qui longe le chemin des peintres, sur le champ ou Gauguin et ses amis aimaient se reposer et à 30 m d'habitations me parait inimaginable! Que des gens aient même osé y penser me paraît une abération. D'autant plus que le nouveau logo de notre commune"ville de nature et de culture" est en totale contradiction avec le choix du site de Kersellec. On ne peux pas construire une station d'épuration sur un tableau de Gauguin qui était au musée d'orsay l'année dernière et qui est actuellement au musée de Washington. Je pense que d'autres stations balnéaires aimeraient avoir notre patrimoine culturel! Et nous oserions bafouer la mémoire de nos anciens! Je le dis haut et fort, NON NON NON!!!
Commentaire n°2 posté par robino le 24/07/2009 à 13h54
OK
Commentaire n°3 posté par JEGOU le 25/07/2009 à 13h37
Au cours de la réunion de St Maudet à laquelle j'ai assisté,
RLF n'a pas convenu l'impossibilité de construire à Rostel.
Il a dit le contraire. Il a également précisé que s'il n'y avait pas eu une association de circonstances ayant pour seul but de contrer la majorité, nous aurions actuellement une station.
Ceux qui prétendent que le site était une atteinte intolérable au patrimoine culturel et environnemental de Clohars, n'ont aucune honte aujourd'hui à proposer le site de Kersellec.

Rostel : c'est le bon sens,
Kersellec : c'est une provocation

au regard de l'affiche "Ville de nature et de Culture".
Le choix de ce site risque de faire des vagues et des recours individuels sont à craindre.
F.jégou
Commentaire n°4 posté par Jegou le 25/07/2009 à 13h44
ON MONTE LE MUR ...

La vie est ainsi faite... Il y a ceux qui décident et ceux qui exécutent. Après, tout est affaire d'alchimie et de dosages. Ceux qui croient détenir la vérité et qui refusent les idées différentes, le dialogue et la participation. Puis, les autres qui pensent que tout ce qui n'est pas blanc, n'est pas automatiquement noir et tout ce qui n'est pas d'un bord, n'est pas forcément de l'autre. La vie communale devrait être ainsi faite. Proposer, échanger, discuter, puis décider et exécuter, pour avancer et rendre la vie plus facile et plus agréable, pour tous, dans le respect d'un équilibre budgétaire.
Il y a un dicton qui dit :

"C'est au pied du mur qu'on voit le maçon..."

mais il y en a un autre, qui dit :

"C'est en haut du mur, qu'on juge le maçon !"

L'association Clohars, Hisser Haut est disponible, pour écouter, proposer et agir.
Commentaire n°5 posté par JEGOU le 25/07/2009 à 14h34
Mademe Robino, Mr Jegou,

Je suis étonné de vos affirmations. Je me trouvais au fond de la salle, pas très loin de René Le Floc'h et j'affirme qu'il a dit que la jurisprudence avait évolué de façon défavorable et que ce qui était possible il y a quelques années ne le serait plus maintenant.
C'est d'ailleurs conforme à ce qu'il a dit en début d'année et à son point de vue publié par les journaux en Aout 2007.

Je vous signale qu'un avis récent du TA a annulé le PC de Combrit (par ailleurs opérationnelle depuis des mois !!)


Je comprend votre émotion devant une construction proche du chemin des peintres et de la ferme de Kerzellec mais je pense qu'il faut remettre cela dans un raisonnement général du type avantages / inconvénients.

Pour ce qui concerne ma philosophie n'est pas faite et j'écoute et lis les uns et les autres.
Commentaire n°6 posté par Petitmaje le 25/07/2009 à 14h56
Je me permets de vous adresser le texte intégral de la lettre ouverte que j'ai adressée au maire

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE CLOHARS-CARNOET








Monsieur le Maire,






De nombreux maires de communes littorales font face à un véritable casse-tête chinois lorsqu'ils doivent construire une station d'épuration (STEP). Une station d'épuration n'est ni de droite, ni de gauche. Elle constitue un équipement public indispensable :
- Il est indispensable pour permettre le développement de la commune en matière de construction de logements en particulier pour les foyers les plus modestes qui n'ont pas les moyens de s'offrir un assainissement individuel.
- Il est indispensable pour permettre l'installation d'entreprises qui favorisent le développement économique de la commune et créent de l'emploi.
- Il est indispensable enfin pour sauvegarder l'environnement en ne rejetant dans la nature que des eaux épurées.
De plus cet équipement est obligatoire au regard des différentes législations et règlement en vigueur et le maire s'expose à des sanctions pénales s'il ne s'y conforme pas.

Ceci étant dit constatons les faits suivants :

- Les techniques modernes permettent de construire une STEP n'importe où. Celle de Clohars pourrait ainsi (dans l'absurde) être construite avec ses bâtiments annexes sur le Menez Hom. Il suffirait d'y mettre le prix.
- Les stations modernes ne font guère de bruit et n'émettent pratiquement plus de mauvaises odeurs. Toutefois un incident de fonctionnement est toujours possible en cas de débordement.
- Une station est relativement longue à construire (de l'ordre de 18 mois) et cette construction entraîne des travaux lourds générateurs de fortes contraintes surtout en zone urbanisée.

Tout le monde admettra que le choix d'un site est difficile. Il doit se situer au centre de gravité de nombreuses contraintes. Il lui faut entre autres choses :

- Etre placé de telle manière qu'il n'engendre pas de frais exorbitants en matière de construction, de réseaux, de renforcement des structures, de frais de fonctionnement etc.
- Permettre l'application des normes environnementales en vigueur (elles sont nombreuses !) notamment en ce qui concerne l'évacuation des eaux traitées et des boues et la protection des sites naturels, archéologiques et culturels..
- Etre compatible avec les lois et règlements en vigueur en matière du droit des sols.
- Produire le minimum de préjudices aux citoyens en général et aux riverains en particulier.

Si l'on tient compte de tous ces éléments le site du Rostel a été jugé, par les élus communaux, comme étant celui qui présente le plus d'éléments favorables.

Ce site a été exclu, nous dit-on, à cause de la fameuse loi "littoral".

Tout d'abord on peut regretter qu'en retirant le permis de construire que j'avais accordé vous n'ayez pas laissé la procédure suivre son cours. Nous disposerions aujourd'hui d'une jurisprudence.

Ensuite, après l'arrêt du 30 avril 2009 du Tribunal Administratif de Rennes statuant sur le recours déposé contre la mairie de Combrit par une association, il serait bien osé de soutenir aujourd'hui que cette loi serait un obstacle à l'édification de la station sur le site du Rostel. L'arrêt reconnaît qu'une STEP est un équipement public et n'a pas à être située en continuité avec le bâti existant. Il précise en effet de manière très nette que " "la nature d'une station d'épuration des eaux usées justifie qu'elle soit implantée à l'écart des zones urbanisées". Si le tribunal a annulé le permis délivré par la commune de Combrit ce n'est pas en raison du manque de continuité avec l'urbanisation mais parce que cette station était édifiée dans une zone naturelle à protéger (Zone ND) ce qui n'est pas le cas du Rostel qui est situé en zone agricole (Zone NC).
A contrario, il est même possible de penser que la construction de la station au Kerzellec pourrait être rejetée en raison de sa trop grande proximité avec les habitations. Les règlements d'urbanisme prévoient d'ailleurs une distance minimum de cent mètres.

La commune a un besoin urgent d'une station. Le site du Rostel est prêt à la recevoir et le bon sens voudrait qu'elle y soit implantée. Les études sont faites. Il suffirait de les rafraîchir notamment en ce qui concerne une station membranaire que nous avions d'ailleurs envisagée
Son implantation dans ce lieu éviterait de porter atteinte à un milieu proche du rivage et à haute connotation culturelle (site peint par Gauguin et d'autres) et environnementale.
Enfin, les finances de la commune y trouveraient leur compte d'autant que les terrains du Rostel appartiennent maintenant à la collectivité.

Par delà les querelles de chapelle ne serait-il pas possible de se mettre d'accord en vue du Bien Commun ?
Ne pouvez vous pas, à la lumière de ce récent arrêt Combrit, demander une nouvelle étude juridique en faisant appel si besoin aux services préfectoraux ?

Le temps presse ! La réalisation d'une station au Rostel serait nettement plus rapide, moins onéreuse pour la collectivité, moins contraignante pour la population et nettement plus respectueuse de l'environnement et de notre patrimoine culturel.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire l'expression de mes sentiments distingués..


Clohars-Carnoët le mardi 4 août 2009

René Le Floc'h
Maire de Clohars-Carnoët de 2001 à 2008
Commentaire n°7 posté par René LE FLOC'H le 05/08/2009 à 16h24
Aussitôt élue, la nouvelle municipalité déclarait au sujet de l'économie locale :

"nous comptons mettre rapidement en place des moyens pour que soit appliquée notre volonté de donner un véritable essor économique à Clohars ; essor en lien direct avec un
urbanisme maîtrisé, dans le respect de l'environnement, point d'ancrage de ce développement..."

Effectivement, quant on veut faire du social pour ses concitoyens, il n'y a rien de plus social que de créer de l'activité, c'est-à-dire l'emploi.

Dans le cadre de son développement économique, à court et moyen terme, notre Commune pourrait très bien accueillir une seconde entreprise agro-alimentaire sur son territoire ; mais l'extension d'une station n'étant pas réalisable à Kerzellec, il faut donc aller rechercher ailleurs son implantation.
Commentaire n°8 posté par Francis Jégou le 30/10/2009 à 20h11

Catégories

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus